COLERE prévoit notamment « d’interpeller les pouvoirs publics, civils, politiques, économiques pour que soit affirmée clairement la priorité du traitement de ce problème de société extrêmement alarmant ». Le collectif proposera aussi la mise en place d’un plan global de lutte contre la violence intrafamiliale.
Selon les chiffres d’une enquête d’envergure nationale concernant les violences contre les femmes, l’indice global de violences conjugales est de 15% à la Réunion contre 9% en métropole. Près de trois femmes sur dix vivant en couple déclarent être victimes d’atteintes psychologiques, dont un tiers se disent harcelées par leur conjoint.
Cette enquête, réalisée auprès d’un échantillon de 1200 réunionnaises âgées de 20 à 59 ans, révèle que les violences contre les femmes sont « caractérisées par une grande proportion d’actes commis par les proches ». Ainsi, « 60% des brutalités physiques et des tentatives de meurtres dénoncées par les femmes sont le fait des conjoints et ex-conjoints », toujours selon le même rapport.
























