Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Forum de partenariat avec l’Afrique
27 janvier 2010

Les pays africains ont émis lundi des doutes sur l’engagement des nations développées à faire face au changement climatique, en affirmant que son effet au plan mondial risque de se perdre dans des débats interminables et des conditionnalités liées à l’aide.
S’exprimant lors d’un forum de partenariat avec l’Afrique, les délégués du continent ont unanimement souligné que l’accord de Copenhague sur le climat, dans le cadre duquel les pays riches du Nord se sont engagés à hauteur de 100 milliards de dollars pour réduire les effets du réchauffement climatique, n’a pas répondu aux aspirations des Africains.
Dans le cadre de l’accord, un financement de 100 milliards de dollars serait accordé entre maintenant et 2020, essentiellement de la part des pays riches et distribué aux pays pauvres pour les aider à faire face aux effets du changement climatique.
Conséquence des émissions de gaz à effet de serre par les pays développés, le changement climatique a conduit à une alternance de sécheresses et d’inondations dans plusieurs parties du monde et a eu un effet particulièrement dévastateur sur les pays en développement. En Afrique, il a eu un impact négatif sur l’agriculture, qui est la principale source de revenus pour la majorité de sa population.
Ibrahim Dagash, conseiller spécial du président soudanais Omar El-Béchir, a affirmé que les africains étaient victimes du changement climatique et a décrit comme "dérisoire" l’offre de compensation formulée par les pays riches du Nord, qui sont responsables en grande partie du réchauffement climatique.
M. Dagash a estimé que les engagements de financement qui ont été formulés à Copenhague par les pays développés ne seront certainement pas respectés en totalité et que le décaissement de l’aide sera réservé, soulignant que "le statut juridique douteux de l’accord de Copenhague va saper les engagements qui vont être pris".
Quant à l’ambassadeur Newai Gebreab, conseiller économique principal du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, il a relevé que le principal objectif de l’Afrique dans ce dialogue sur le changement climatique avec les pays riches du Nord est d’arriver à un engagement sûr de la part des pays développés qu’ils vont progressivement diminuer les émissions et à ce qu’ils reconnaissent que le continent a besoin d’une assistance pour s’adapter aux changements des tendances climatiques.
"Le risque que court l’Afrique est que le problème de la réduction, qui est le plus important, va supplanter celui de l’adaptation. Il semble cependant que l’adaptation ait été relégué en arrière plan dans l’agenda", a-t-il affirmé.
Selon M. Gebreab, tous les pays développés devraient à la fois s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à aider les pays en développement. "La principale préoccupation des pays en développement est de réduire la pauvreté", a-t-il conclu.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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