La fonte rapide des glaces de l’Arctique modifie la météo dans le monde, provoque l’émission de contaminants dans la chaîne alimentaire et menace la survie des baleines et des ours polaires, selon les conclusions d’une importante étude internationale sur le changement climatique.
Quelque 300 scientifiques de 27 pays ont passé des mois sur un brise-glace, en 2009, afin d’étudier l’impact du changement climatique dans l’Arctique. Ils ont dévoilé leurs résultats préliminaires à Winnipeg (Canada), vendredi dernier.
« Le changement climatique a lieu beaucoup plus rapidement que ce que les modèles les plus pessimistes prévoyaient », a déclaré David Barber, un professeur à l’Université de Manitoba (Canada) et principal enquêteur de l’étude.
Augmentation de la vitesse du réchauffement climatique
Les modèles prévoyaient, il y a quelques années, que l’Arctique serait dépourvu de mer de glace en été d’ici 2100, mais l’augmentation de la vitesse du réchauffement climatique suggère désormais que cela pourrait se produire entre 2013 et 2030, d’après les déclarations de David Barber. Le rapport montre que l’Arctique se réchauffait deux fois plus rapidement que le reste de la planète.
David Barber, l’un des plus importants spécialistes de l’Arctique au monde, a indiqué que la fonte rapide de la glace marine affectait tout, des ours polaires aux micro-organismes.
Selon M. Barber, l’étude a permis de constater que la mer libre représentait une surface de plus en plus vaste dans l’Arctique. Cela a pour effet de provoquer davantage de cyclones.
Ces tempêtes accentuent ensuite l’érosion de la glace marine, essentielle à l’écosystème régional.
Les scientifiques avancent que la fonte de la glace marine a un profond retentissement de même que des conséquences immédiates, provoquant une hausse des températures plus au Sud, menaçant l’existence des baleines et émettant des substances toxiques.
Conséquence désastreuse pour le reste de la planète
Le réchauffement climatique est beaucoup plus rapide que prévu dans cette région, laissant craindre des conséquences désastreuses pour le reste de la planète.
Le changement climatique transforme l’environnement arctique plus rapidement que prévu et accélère la disparition de la mer de glace, d’après ce que des scientifiques ont déclaré vendredi en donnant les premiers résultats de la plus grande étude jamais réalisée sur les changements en Arctique.
L’étude fait partie de l’Année Polaire Internationale, un large programme scientifique focalisé sur l’Arctique et l’Antarctique.
Selon l’étude, le coût de la fonte rapide de l’Arctique sera de 2,4 trillions de dollars d’ici 2050 dans la mesure où la région perd sa capacité à refroidir le climat mondial.
Rappelons que les pays les plus pauvres et les îles sont les plus vulnérables au changement climatique. Il faut l’union de tous pour faire face au phénomène. Chaque pays doit monter l’exemple. A La Réunion, il existe un potentiel en énergies renouvelables qui est considérable. L’objectif est non seulement de promouvoir une politique volontariste d’efficacité énergétique afin de ralentir la dynamique de croissance actuelle des consommations, mais également de donner la priorité aux énergies renouvelables (au détriment des énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique) lors de l’élaboration de nouveaux projets.
C’est ainsi qu’actuellement, 36% de notre électricité est produite à partir des énergies renouvelables, et la barre des 100.000 chauffe-eau solaires installés a été atteinte fin de l’année dernière. L’objectif fixé par la Région est d’atteindre l’autonomie énergétique à partir des énergies renouvelables en 2025. Il faut également limiter les émissions de CO2 dans le secteur des transports. Cela ne pourra se faire que par la mise en place rapide du tram-train.
Sanjiv Dinama






















