Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
20 novembre 2009, par

"Témoignages" va conclure aujourd’hui sa série de réflexions consacrées au thème de la prise de responsabilité du peuple réunionnais dans la direction des affaires de son pays. Un objectif essentiel vers lequel l’Assemblée générale du P.C.R. après-demain à La Possession sera l’occasion de faire un pas de plus, car il est une des conditions essentielles pour construire l’avenir de La Réunion sur la base d’un développement durable et solidaire.
Nous avons déjà donné deux contenus concrets à cette responsabilité : le droit des Réunionnais de décider eux-mêmes ce qui les concerne et le respect de la démocratie. Voici donc le 3ème et dernier contenu proposé (mais il y en a sans doute d’autres !) : c’est celui du partage le plus large possible entre Réunionnais d’une même vision d’avenir.
En effet, est-il concevable que les Réunionnais deviennent réellement libres et responsables de la construction de leur "vivre ensemble" à La Réunion, s’ils ne s’entendent pas entre eux sur l’essentiel, c’est-à-dire un partage équitable des richesses pour le respect des droits fondamentaux de tous ? Et qui peut en dire le contraire ?
Ces questions sont liées à une autre interrogation : quelles sont nos priorités individuelles et collectives ? Autrement dit, il est impossible de construire une vie commune, si l’on est pas d’accord entre nous sur les besoins prioritaires auxquels il faut répondre.
Or tout le monde sait que ces besoins prioritaires sont les besoins vitaux des plus pauvres : un emploi stable et payé correctement, un logement décent, une formation au plus haut niveau souhaité, des conditions globales pour élaborer un projet de vie, être fier de son identité, être un acteur co-responsable de la construction de son pays… Mais pour les assistés de luxe du "1er monde", le besoin prioritaire est d’accumuler toujours plus de fric et d’autres biens (appartements, maisons, bagnoles…).
Pour des militants politiques, syndicalistes et associatifs réunionnais, il ne peut pas y avoir d’autre priorité que la libération des 100.000 chômeurs, des 30.000 foyers sans logement, des 120.000 illettrés, des 400.000 compatriotes bloqués sous le seuil de pauvreté. Notre responsabilité est de partager cette vision et ce combat.
L. B.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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